mercredi 24 février 2010

Crise intérieure

Ce matin, 9h00.

Cours de français.

La prof pose une question.

- Avez-vous une idée de ce qu'est l'existentialisme?

Personne ne répond.

- Vous êtes sûrs? Personne ne veut essayer quelque chose?

Alors je lève ma main et dis: «c'est l'existence qui précède l'essence.» (ou quelque chose comme ça, je ne me rappelle plus exactement des mots que j'ai utilisés)

Et là il y a un gars qui a le culot de dire: «ouais, ça c'est juste la phrase typique que tout le monde répète depuis que Jean-Paul Sartre a dit ça une fois dans une conférence.»

J'étais tellement fâchée! J'aurais voulu le frapper. Criss de cave. T'avais juste à répondre à la question si tu savais mieux que tout le monde, ciboire, au lieu de te complaire dans ta grande sagesse. Tu te prends pour qui , sacrâment. J'fais un effort pour participer au cours à 9h00 le matin alors que j'ai juste le goût d'être dans mon lit, que j'essaye de me souvenir des quelques pages du livre de JPS que j'ai lu à moitié endormie dans le métro la semaine dernière, pis lui y rabaisse le monde. Si t'as rien de pertinent à dire, câliss, ferme-la dont.

Ça parrait tu que j'aime pas ça le monde de même? C'est correct qu'il en sache plus que moi sur le sujet pis qu'il ajoute de quoi pour compléter et expliquer plus en détail, j'aurais été totalement d'accord avec ça, mais rabaisser le monde pour étaler sa sagesse, ça ne se fait juste pas.

Heureusement, je suis capable de me contrôler et de rester sagement assise comme si je n'avais rien entendu au lieu de me lever et de lui mettre mon pied au visage.

mardi 23 février 2010

C'est chouette l'hiver

Oui, c'est chouette l'hiver, même que j'ai passé mon permis, et ça fait que je suis une petite fille bien heureuse, mais fatiguée par cette dure journée d'examen de chimie.

Seul ce prof de math est capable de me rendre attentive et de me sortir d'une léthargie d'une heure écrasée sur une table de la grande salle avec M. Faut le faire. Aucun prof n'a jamais réussi a faire ça auparavant. Je suis impressionnée.

En plus, j'ai mal au dos. Crime que j'ai mal au dos. J'ai jamais eu mal au dos de même. Pas dans le sens que ça fait plus mal que d'autres fois, mais parce que j'ai jamais eu ce genre de mal de dos. Je suis juste incapable de dire c'est que j'ai mal. «Au dos» que vous allez dire. Mouais. Mais ? «Dans le bas» je dirais même. Mais je n'arrive pas à définir quoi que ce soit de plus précis. C'est moche. Et dans le métro, aucun moyen de trouver une position confortable.

Il pleut.

J'aimerais de la neige et un gars pour me coller...et faire des batailles de boules de neige.

Ce serait chouette. Je suis trop «à jour» dans mes travaux scolaires...c'est trop facile comme ça.

lundi 22 février 2010

Bien (se) conduire

Demain, je ne vais PAS aller à mon cours d'images numériques (Dieu soit loué). Je vais enfin pouvoir faire quelque chose d'utile de ces 3 heures du mardi matin. N'est-ce pas génial?! À la place, je vais aller me stresser à mort à faire un examen de conduite (Bon ok, selon mon prof, vous NE DEVEZ PAS me dire que ça va bien aller, parce que selon lui, mon égo et ma confiance sont déjà beaucoup trop grands, il faudrait plutôt faire le contraire et me dire que je suis nulle et que ça ne va pas du tout aller. Il est sympa mon prof quand même. Selon lui, je vais devenir une conductrice agressive parce que j'aime trop la vitesse et les sensations fortes...haha)
En même temps, je me dis d'avance que je vais couler, comme ça si je l'ai, je serai juste plus heureuse, et si je l'ai pas, ben je ne serai pas surprise.
Au pire, je vais finir par l'avoir plus tard cette année. Ça presse plus tant que ça...depuis que j'ai mon chauffeur attitrée (C.).
Ah, et en ne parlant pas du tout de ça, il faut que je vous raconte une «anecdote» (entre guillemets, parce que c'est tellement court que je ne sais pas si ça vaut cette appellation). Selon A-M, c'était «trrooop cute», mais bon...j'y crois pas vraiment... Appellons-le Il, pour faire court.
Je le vois qui marche dans ma direction->Je regarde ailleurs (t'sais, faudrait quand même pas qu'il remarque que je le fixe...(je suis tellement con des fois))
Il voit que je marche dans sa direction->Il regarde ailleurs (Ouais, bon, je crois qu'en fait on se ressemble peut-être trop)
J'arrive à sa hauteur (bien grand mot, vu qu'il doit faire un pied et demi de plus que moi)->
-Salut! (juste assez fort pour qu'il l'entende à travers la foule)
-Salut! (tout doux) (tout de suite après, donc il avait remarqué que j'étais là, donc c'est la preuve qu'il faisait juste semblant de regarder ailleurs.) (wow, quelle logique implacable)
Fin de l'«anecdote».
Au moins vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu du non-intérêt de l'histoire.
Eh ben vous savez quoi? Cette demie-seconde (et son analyse) ont pris au moins 3/4 d'heure d'intense réflexion dans ma petite tête quand je suis rentrée chez moi. Je dois avouer que j'ai du mal à être aussi enthousiaste qu'A-M, mais bon, qui sait, peut-être qu'elle a raison et que je devrais mettre un peu plus d'efforts là-dedans. En espérant que ça ne me fasse pas écraser une maman avec une poussette demain matin...on sait jamais...suffit d'être un peu déconcentré...

vendredi 19 février 2010

Permission.

J'ai fini mes cours de conduite, et passé avec succès l'évaluation finale!

Bientôt, d'ici une (ou plusieurs, dépendant de ma réussite ou non réussite de l'examen de la SAAQ) semaines, j'aurai un tout beau permis.

Ah la la.

mercredi 17 février 2010

Dave

Je l'aime beaucoup Dave.

Comme prof de math, surtout, mais de plus en plus comme personne.

Il est adorable avec ses cheveux fous, son sourire et ses regards qui veulent dire «toi t'as eu tout bon dans l'exam», ses dents un peu toutes croches et ses expressions pas d'allure.

Cochonnerie.

Il s'en va dans quoi...9 jours? Il va me manquer. Je m'attache à mes profs de math, c'est con, c'est comme ça. En plus, ça fait même pas une semaine qu'il connait mon nom.

Mais bon...j'imagine que sa blonde et son futur bébé presque né ont priorité sur nous, pauvres jeunes matheux.

lundi 15 février 2010

Que ça...

Aujourd'hui, en cours de chimie, j'ai passé proche de m'évanouir.

Ce matin, j'avais bu un café vraiment infecte fait avec du lait au lieu de la crème et un peu trop dilué dans lequel j'avais ajouté de la cannelle pour en améliorer le goût, mais qui en fait ne changeait rien, puisqu'elle était trop vieille et ne goûtait plus grand chose. Tout cela qui a, à mon avis, provoqué mon malaise de cet après-midi.

J'avais chaud comme pas deux, j'avais le goût de vomir, je sentais mon coeur qui battait bizarrement et la pièce tournait un soupçon autour de moi. Manquerait plus que des hallucinations, comme ma prof de bio de la session passée, et je pourrais conclure que je fais une très dangereuse intolérance à la caféine.

Je me disais que j'aurais dû sortir de la salle de classe, aller boire de l'eau, marcher un peu et revenir. Je suis plutôt restée sagement assise sur ma chaise en faisant la bonne élève et en tentant de comprendre ce que disait la prof à propos des orbitales dans un français coloré d'un accent roumain particulièrement présent et où les poissons-scies côtoient les raies. En vérité, j'avais trop peur de tomber dans les pommes en me levant et vu que le cours était dans une classe en escaliers, ça aurait pu être assez sanglant et douloureux.

Finalement à la pause, ça allait un peu mieux. Et après le cours, je suis allée m'intoxiquer pendant un bon 2 heures en respirant des substances nocives pour la santé au lab de photo.

En bout de ligne, je suis rentrée chez moi près de 12h30 après en être partie ce matin à 7h10. Ça a l'air de rien dit comme ça...je n'avais que 7h de cours en fait...

samedi 13 février 2010

Monsieur B. (suite)

Sur une note plus joyeuse, Balthazar a fini par manger!!!

Je suis allée lui acheter de savoureux asticots rouges lyophilisés. Miam

Il a adoré.

C'est mon tour.


Mon tour de vous parler d'une mort tragique qui m'a touché ces derniers jours.

Quand j'ai lu les posts de L et de M cette semaine, je me suis dit «Merde...ça veut dire que quelqu'un va mourir bientôt et que ça va me toucher et que je vais en parler dans un message, parce que jamais 203.»

Le lendemain, il est mort. Nodar Kumaritashvili. 21 ans. Lugeur au JO de Vancouver.

Le lugeur Nodar Kumaritashvili a appelé ses parents un peu avant sa descente d'entraînement le jour de l'ouverture des Jeux olympiques. «Vous allez être très fier de moi», leur a dit le jeune homme de 21 ans. C'est la dernière fois qu'il leur a parlé.

-La Presse-

C'est beau le sport quand on gagne des médailles, quand on est en santé, quand on donne le meilleur de nous même. C'est moins beau quand ça tue un jeune homme de 21 ans au sommet de ses capacités, en santé et qui donnait le meilleur de lui-même.

J'en ai le coeur qui serre et les yeux brouillés.

jeudi 11 février 2010

Monsieur B.

Je viens de changer l'eau de monsieur B.

Chose qu'il n'a pas eu trop l'air d'apprécier. Il a tellement paniqué quand je l'ai mis dans un verre!Là je ne sais pas trop ce qu'il fait, mais il n'aime pas la nouvelle position de sa plante (elle s'est décrochée de la roche et flotte un peu au milieu)

Encore une journée à jeûner (selon les conseils du gars du magasin spécialisé en poissons)et il devrait, selon toute attente, accepter de manger ce que je lui donne. S'il n'est pas trop con (attention, je parle ici de l'intelligence d'un poisson) il ne se laissera pas mourir de faim.

En espérant qu'il vive.

Là, je vais aller raccrocher sa plante avant qu'il s'étouffe avec (on sait jamais)et lire mon manuel d'éducation physique (aérobie demain!!! :D ).

mercredi 10 février 2010

Toi qui manques à ma vie

Ça, c'est la merveilleuse chanson pas quétaine du tout qui a remplacé l'ours dans ma tête l'autre matin. Je me suis réveillée avec cette chose...c'est terrible. Tuez-moi, quelqu'un!

Au moins, elle me rappelle de bons souvenirs d'un mec qui dansait avec un arbre...il y a quelques étés. Adorable.

Quand la mer s'évanouit
Là où le ciel s'achève
Je cherche sur tes lèvres
Le chemin de mes nuits
Quand il ne reste plus
Que quelques rêves perdus
Tous les mots qu'on se dit
Ces pensées qui nous lient
Sont comme des larmes aux yeux
Les instants si précieux
Qu'on voudrait les garder
Au fond de nous cacher

Refrain:
=====
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manques à ma vie
Si un jour toi aussi
Tu sentais que tu m'aimes
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manques à ma vie
On pourrait tous les deux
Essayer d'être heureux

J'ai lu dans ton regard
Un peu de notre histoire
Mais la fin tu le sais
Personne ne la connaît
Tout au fond de nos coeurs
Quand l'étoile se meurt

Si on n'y prenait garde
On pourrait par mégarde
Sous la plage des aveux
Effacer sur le sable
Les rêves qu'on fait à deux
Sous une pluie d'étoiles

refrain

Ah ah ah ah essayer d'être heureux
Hum hum hum

musique

Les rêves qu'on fait à deux
Sous une pluie d'étoiles



Cindy Daniel - Sous une pluie d'etoile