jeudi 1 octobre 2009

Partie 2

Il était maintenant 8h16 du matin.

Elle arrivait enfin à sa station. Il était plus que temps, mais il lui restait encore 42 minutes pour ne rien faire, aller s'acheter une chocolatine et un café pour compléter son déjeuner de 7h10 du matin même, accrocher un pamphlet à caractère sexuel dans sa case pour y mettre de la vie, vu que personne ne s'en occupait, et mater le beau mec qui étudiait sa bio sur le coin d'une table avant d'aller en cours.

Les cours étaient longs et ennuyants, comme se doivent de l'être des cours de français, de math et de philosophie. Elle aurait bien voulu fixer la trotteuse sur l'horloge de la classe, mais il se trouvait qu'elle étudiait dans une école où les classes ne sont pas comprises avec des horloges et que celles qui sont sporadiquement installées dans les couloirs ne donnent jamais la même heure en même temps. Pour passer le temps, elle attrapait son cellulaire et faisait le tour des fonctions proposées pour la cent millième fois, envoyait un texto à une copine à l'autre bout de la ville et comptait le nombre de minutes qu'il restait avant la fin de ce massacre.

Quand la cloche ne sonna pas, car il n'y a pas de cloche qui sonne pour annoncer le début et la fin des cours, elle se précipita à sa case pour voir si le pamphlet à caractère sexuel avait eu les effets escomptés et, contente que ça ait fonctionné, sourit et quitta l'établissement. Une bonne affaire de faite.

Elle était maintenant prise dans ses pensées, qui n'avaient rien à voir avec ce qui venait de se passer. Si bien qu'en arrivant au tourniquet du métro, elle en oublia la nécessité d'y mettre sa carte d'accès. Quelle ne fut pas sa stupeur lorsque d'un seul et unique élan, elle se fracassa contre la barrière! Le garçon qui la suivait ne pu s'empêcher de rigoler, ce qu'elle fit elle-même aussi lorsqu'elle remarqua l'absurdité de la situation.

Il ne fut pas étonnant de la voir quand même dévaler les marches de l'escalier jusqu'au quai avec toute la rapidité que lui permettait ses jambes et s'éloigner le plus possible de ce garçon qui avait assister à la scène.

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